Blog de Thierry Abrial

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webm en 2017

En finir avec les croyances idéologiques, pour la fin des mythes

Nous fonctionnons, le système et les citoyens, déterminés par des impostures qui se sont imposées comme des genèses de la société. La plus déterminante est celle de l'économie car elle conditionne les emplois, les revenus et toutes les conditions de vie en société.

L'imposture actuelle la plus grave concernant l'économie est en particulier celle de la croissance économique. Depuis 1945 ce modèle idéologique de raisonnement s'est imposé pour structurer la société occidentale. À la sortie de la guerre ce système a pu fonctionner le temps de reconstruire les immenses destructions du conflit. Et puis à partir des années 1970 la croissance a repris sa tendance historique ; c'est à dire un croissance annuelle comprise entre 0 % et 1 % quand tout va bien, exceptionnellement 2 et plus quand un rattrapage s'opère après une crise et quelquefois régresse ou stagne. Plusieurs économistes de renom ont démontré que la période post-guerre 1945/1975 était un hiatus de l'histoire (Thomas Piketty, Robert Gordon …) Comme les faits contredisent la croyance idéologique on peut affirmer que la croissance dite économique constitue le mythe déterminant de notre époque.

 La deuxième imposture concernant la croissance est celle du chômage, en quelque sorte une imposture à l'intérieur d'une autre imposture. Il est évident qu'en période de reconstruction d'un pays et donc de « forte » croissance économique il est possible de créer de nombreux emplois. Mais est-ce durable ? On voit bien que non ! La réalité l'a démontré et archi-démontré. Promettre de la croissance pour faire croire que la courbe du chômage s'inversera est donc une double imposture. Enfin, peut-on imaginer que la croissance puisse permettre d'offrir 5 millions d'emplois sans modifier nos comportements de vie en société...ce n'est pas sérieux de laisser penser de telle imposture ! 

Le mythe de la croissance se renforce donc d'autres croyances mythiques  ! Une imposture !

webm en 2016

encore un mythe

L'amélioration de la productivité du travail et donc des salariés n'a pas vocation à augmenter les charges et donc la part salariale. Il est évident que la productivité détruit de l'emploi par la nature même de son objectif. Celle-ci s'amplifie considérablement avec les progrès technologiques dits numériques (les perspectives d'ici 2020 sont « effrayantes » ; 50 % des emplois seraient touchés par la 4ème révolution industrielle) 

Par ailleurs, les gains de productivité du travail sont toujours supérieurs à la faible croissance. La quantité total de travail (en tant qu'emplois) nécessaire pour toutes les activités soit de production soit de services ne peut donc que diminuer. Ce qui implique bien sûr une diminution continue des emplois, diminution largement amplifiée par la concurrence entre les pays. On comprend également que les politiciens, n'ayant pas de solution, proposent le modèle de la croissance, seule variable de l'équation du travail qui pourrait amener à créer des emplois….en théorie...vous avez dit dogme mythique ?

Quant à la compétitivité par la baisse des charges sur les salaires elle ne peut jouer que sur le papier….ou les tableurs de type excel. En réalité pour que l'effet soit significatif (relativement au niveau international) il serait nécessaire de les transférer en totalité vers d'autres sources de financement (fiscalité, prélèvement à la source de tous les revenus ….) et dégager les salaires de toutes ces charges collectives. Mais est-ce possible ou réaliste ? Dans un pays bloqué sur les peurs de l'opinion publique. Et puis ce dispositif dit de compétitivité est basé sur le principe de concurrence entre les pays, et on sait bien qu'à ce petit jeu si on est gagnant à un moment donné ...au bout du compte, quand tous les pays feront de même, nous serons tous perdants. On le voit très bien en Europe ou l'Allemagne mène depuis 15 ans une politique de compétitivité. Le chômage officiel est au plus bas, l'économie au sens capitalistique est florissante….mais nous en savons les conséquences ; augmentation de la pauvreté en Allemagne, exportation de son chômage qui coûterait 2 points de chômage à la France (soit 700 000 à 1 million de chômeurs) et certainement des chiffres semblables pour les autres pays Européens.

 Mais alors comment comprendre la posture des hommes et femmes politiques de Droite et de Gauche qui s'arcboutent sur des impostures ? Sont-ils des imposteurs ? Des incompétents ? Des naïfs ? S'agit-il d'aveuglement ? de vieilles croyances idéologiques et obsolètes ? Ou bien ne savent pas comment procéder et dans cas c'est une absence de vision qui les caractérise ?

webm en 2016

période des voeux

Absurdité politico-médiatique, la politique est devenue absurde, je pourrai écrire burlesque si les enjeux n'étaient pas aussi importants.

Le jeu politique s'apparente depuis plusieurs décennies à un spectacle médiatique permanent, médiocre bien sûr mais spectacle tout de même.....pour complaire à l'opinion publique considérée comme l'autorité suprême et détentrice de toutes les compétences !

 Je pourrai également faire l'analogie avec le consumérisme ; l'électeur éventuel déambulant dans la galerie des promesses électorales qu'il a lui même suscitées suivant ses besoins du moment (besoins réels ou pulsions) et un système politicien qui se confond avec une galerie marchande des promesses électorales. L'un déterminant l'autre qui en retour détermine l'un ; notre système est auto-asservi à toutes ses composantes...qui elles mêmes sont conditionnées par le système. Boucle sans fin organisée et pérennisée dans un univers politico-médiatique qui paraît perpétuel puisqu'il dure depuis des décennies.

En vérité le système, représenté par ses élus, est déboussolé face à l'évolution du monde que personne ne maîtrise, du niveau local au niveau national. 

La métaphore qui me vient est celle d'un paquebot gouverné par un capitaine, qui ne sait pas ou aller, qui dérive au gré des flots sans destination connue car personne, que ce soit le système, ses représentants, les citoyens ne veulent remettre en cause ses acquis et donc la direction du paquebot….quand bien même certains (la majorité) sont les grands perdants. On peut toujours proposer de changer de système, de paquebot ou de capitaine mais il est quasi certain que le remplaçant errera au gré des événements aléatoires….sans but défini ni partagé. La seule préoccupation est de satisfaire une opinion publique narcissique et qui vacille à chaque événement

 Le résultat certain est une déception programmée, attribuée au capitaine qui aurait trahi la population. Certes on peut se demander légitimement ce qui peut motiver le capitaine à occuper ce poste, lui qui fait croire qu'il a les manettes en main, sinon une reconnaissance valorisante qui le « glorifie » et les gratifications qui changent les conditions de vie des élus.

En cette période de début d'années, celle des voeux de bonheur, on ne peut donc que constater une désertion générale de la pensée politique...... qui ouvre en grand les portes de l'obscurantisme via le vote populiste, réactionnaire ou autre simulacre de démocratie.

Bonne année quand même

Impostures

La société fonctionne déterminée par des impostures qui se sont imposées comme des genèses mythiques. La plus déterminante est celle de l'économie car elle conditionne les emplois, les revenus et toutes les conditions de vie en société.

L'imposture la plus grave concernant l'économie est celle de la croissance économique. Depuis 1945 ce modèle idéologique de raisonnement s'est imposé pour structurer la société occidentale. À la sortie de la guerre ce système a pu fonctionner le temps de reconstruire les immenses destructions du conflit. Et puis à partir de la décennie 1970/1980 la croissance a repris sa tendance historique ; c'est à dire un croissance annuelle qui se stabilise en régime de croisière entre 0 % et 1,5 %, exceptionnellement 2 et plus quand un rattrapage s'opère après une crise et quelquefois régresse ou stagne. Plusieurs économistes de renom ont démontré que la période post-guerre 1945/1975 était un hiatus de l'histoire (Thomas Piketty, Robert Gordon …) Comme les faits contredisent la croyance idéologique on peut affirmer que la croissance dite économique constitue un mythe.

La deuxième imposture concernant la croissance est celle du chômage, en quelque sorte une imposture à l'intérieur d'une autre imposture. Il est évident qu'en période de reconstruction d'un pays et donc de « forte » croissance économique il est possible de créer de nombreux emplois. Mais est-ce durable ? On voit bien que non ! La réalité l'a démontré et archi-démontré. Promettre de la croissance pour faire croire que la courbe du chômage s'inversera est donc une double imposture. Et puis, peut-on imaginer que la croissance puisse permettre d'offrir 5 à 6 millions d'emplois...ce n'est pas sérieux de laisser penser de telle imposture ! Le mythe de la croissance se renforce donc d'autres croyances..........mythiques !

webm en 2015

démagogie et inégalités

jugement sans appel de l'observatoire des inégalités

http://www.inegalites.fr/spip.php?page=analyse&id_article=1992&id_rubrique=64&id_mot=30&id_groupe=9

webm en 2015

La croissance

L’alerte sur les limites de la croissance a été lancée il y a plus de 40 ans, avec le rapport du physicien américain Dennis Meadows pour le Club de Rome (1972). Comment expliquer cet aveuglement durable des « décideurs » ?

Quand un fait se produit et contredit notre représentation du monde, nous préférons déformer ces faits pour les faire entrer dans nos mythes plutôt que de les changer. Notre société repose sur les mythes de la compétition, du progrès, de la croissance infinie. Cela a fondé notre culture occidentale et libérale. Dès qu’un fait ne correspond pas à ce futur, on préfère le déformer ou carrément le nier, comme le font les climatosceptiques ou les lobbies qui sèment le doute en contredisant les arguments scientifiques.

Ensuite, la structure de nos connexions neuronales ne nous permet pas d’envisager facilement des évènements de si grande ampleur. Trois millions d’années d’évolution nous ont forgé une puissance cognitive qui nous empêche d’appréhender une catastrophe qui se déroule sur le long terme. C’est l’image de l’araignée : la vue d’une mygale dans un bocal provoque davantage d’adrénaline que la lecture d’un rapport du GIEC ! Alors que la mygale enfermée est inoffensive et que le réchauffement climatique causera potentiellement des millions de morts. Notre cerveau n’est pas adapté à faire face à un problème gigantesque posé sur le temps long. D’autant que le problème est complexe : notre société va droit dans le mur, entend-on. Ce n’est pas un mur. Ce n’est qu’après avoir dépassé un seuil – en matière de réchauffement, de pollution, de chute de la biodiversité – que l’on s’aperçoit que nous l’avons franchi.

webm en 2015

Bourdieu, principe général

J'ai presque envie de dire que "tout est dit"; ce constat suivant est général que ce soit la télé, les médias internet....qui surfent sur la paresse intellectuelle.

Une démocratie malade de sa médiocratie, qui divague au gré des déterminismes et des circonstances médiatiques.

webm en 2015

L'éternel retour vers le passé...sommes-nous incapables de comprendre la complexité ?

La dimension de la problématique écologique dans son ensemble reste méconnue, difficile à  comprendre et à admettre...trop dérangeante pour les habitudes mimétiques humaines.

Le triptyque écologie, social et économie permet un début de la connaissance et de la compréhension  …mais il dissimule, par effet de dilution, la nature réelle des problèmes et de l’état de crise. Beaucoup pense bien connaître; le jeu médiatique peut donner cette impression de connaître et de savoir. La réalité est différente, au mieux une connaissance parcellaire, au pire une connaissance erronée voir négationniste. L’ensemble de la société est concerné par cette difficulté, celle de la complexité. 

Appréhender globalement l’état du monde sans tomber dans le simplisme est une difficulté majeure pour notre société, y compris et peut-être surtout pour les décideurs politiques. Dés lors il devient nécessaire de concevoir la mutation indispensable de la société pour permettre à chacun, y compris les décideurs, de développer leurs connaissances et donc leur compréhension du monde.

Le développement dit « durable » est un oxymore qui permet de ne pas remettre en question notre modèle dit de croissance; «soutenable» serait donc plus approprié. Les mass-médias, les entreprises, l’Etat … c'est à dire la société dans son ensemble parlent du développement durable. Chacun devine que notre civilisation va être confrontée à un problème de grande ampleur, la plupart situe cette perspective dans 5, 10, 20 ... 50 ans, donc plus tard. C'est un paradoxe ! la majorité relègue la crise écologique majeure aux générations futures alors que le développement durable est censé anticiper ces problèmes pour les éviter aux générations futures.

Il est vrai que pour les consommateurs occidentaux, cette problématique est difficile à mesurer. Seule l’urgence sociale est visible, ramenée à notre quotidien....de plus en plus difficile. Pourtant la problématique de l’urgence écologique est confirmée chaque jour par les scientifiques, en général très prudents. La question du débat démocratique est donc posée face à l’urgence de la crise écologique car son ampleur sera considérable et les mesures de régulation de l’expertocratie économico-financière apparaîtront bien dérisoires. 

La crise économico-financière actuelle, qui n'en finit pas de durer, pourrait être une opportunité pour un changement de modèle de développement et donc pour une autre approche du travail. Approche qui permettrait à chacun de trouver sa place dans la société sans être exclu ou relégué socialement.

Mais est-ce le cas ? est-il raisonnable de promouvoir la croissance et son corollaire la relance de la consommation sans se poser la question de la connivence entre produire, consommer, gaspiller et accumuler.  Est-il question de sortir de la productivité du travail, une des causes de la crise économique actuelle ? C'est exactement le contraire qui se passe, soit-disant pour redonner du souffle à l'économie ....ce grand corps malade en son coeur. Demande-t-on à un cardiaque de recourir une course qu'il a maintes fois perdue ?

Plus le temps passe plus la « restructuration écologique » qui s’impose, aggravera la crise systémique. Pourquoi donc ne pas s’engager dès maintenant dans une nouvelle logique économique ? pourquoi ne pas repenser le travail (l’essence du travail) ? Plutôt que rabâcher éternellement des recettes éculées comme la loi Macron, qui ne justifie que dans un cadre archéo-libéral. Pourquoi reproduire sans cesse les mêmes erreurs ?

Il est clair que nos représentants n'ont pas de vision prospective de la société, sinon les habituelles redondances mimétiques. L'écologie et donc le développement durable reste pour eux encore un "beau décor", plein de publicités, y compris pour promouvoir des entreprises et industries polluantes !! 

Plutôt que de s'engager vers l'avenir, le gouvernement a choisi le passé en le prétextant par des mots manipulateurs comme "loi de modernisation". Le risque est bien sûr celui de l'échec. Quand bien même il y aurait des résultats "positifs", ceux-ci seront certainement marginaux et manipulés au regard de l'ampleur de la crise. Par exemple, si 500 000 emplois étaient créés, les politiques afficheraient des attitudes de supporters de football dont l'équipe a gagné un match......mais il resterait au moins 4 500 000 chômeurs ! 

Nous avons changé d'échelle; c'est une crise ! Il faut bien l'intégrer y compris au niveau écologique. Plus le temps passe plus il sera difficile de manoeuvrer le paquebot "société"

webm en 2014

2 pistes à explorer

Agir sur l'économie n'est pas suffisant, cela fait 1 siècle que les hommes essaient de régler leurs problèmes par la science économique en évitant soigneusement de remettre en cause la structure sociale dominés/dominants (que ce soit les tenants du capitalisme ou les partisans de Marx) 

Mais je ne suis pas naïf au point de penser que l'humanité aura la volonté et donc la capacité de modifier la structure sociale. Chacun pense y trouver un intérêt et donc une motivation à ne pas la remettre en cause. En effet cette structure sociale a cette immense capacité, grâce à l'emploi rémunéré, de pouvoir proposer à chacun un « niveau » social sur une échelle très complexe. Ceci permet à ceux qui ne sont pas "tombés de l'échelle dominés/dominants" de pouvoir revendiquer un statut social et donc un niveau de reconnaissance. Jeu infiniment complexe et pervers dans lequel se fourvoie l'humanité depuis ses débuts, bien sûr les règles ont évolué mais l'objectif inavoué reste le même.

  • A court terme que faire ? Je vois 2 pistes à explorer:

  • encadrer les revenus (tous; rente, dividendes, financiers, salaires, indemnités ....) et notamment en définissant un revenu maximal admissible (RMA) Il faut quand même citer des chiffres qui démontrent qu'il y a des abus flagrants ET qu'il n'y a pas de risque à encadrer car les perdants seront ultra-minoritaires:

    • 90% des salaires nets sont < à 3000 € (plafond de la sécurité sociale)

    • 95% des salaires nets sont < à 4000 €

    • 99% des salaires nets sont < à 7200 €

  • créer une caisse de la valeur ajoutée qui pourrait fonctionner comme celles des retraites, c'est à dire que la part salaire de la VA soit affectée directement à cette caisse qui, elle, rétribuerait tous les actifs. On peut même imaginer un système plus juste entre les entreprises de main d'œuvre (comme le BTP) et celles à forte intensité capitalistique, c'est à dire un même % de la VA prélevée pour chaque entreprise. Ce "système" est d'inspiration sociale et solidaire, et distincte de l'étatisation.

  • bien sûr les conservateurs de tout poil vont contester ce système qui pourrait assister ceux « qui ne font pas d'effort », si tant est que l'on puisse dire qui fait réellement des efforts (c'est quoi au juste la bonne notion de l'effort ?) Là on peut avoir des arguments. Les retraités par exemple; beaucoup s'investissent dans le tissu associatif et travaillent. Ils le font parce que ils sont déjà rémunérés. D'autres s'étiolent définitivement devant la TV et pourtant personne ne s'en plaint. Et puis, pour les salariés par exemple, celui qui produit des armes me semble plus inutile que celui qui ne fait rien ....là-dessus on peut discuter à l'infini. En réalité le dynamisme et l'innovation, indispensables au développement de la société, ne sont possibles que par la sécurisation des parcours personnels et non pas par la précarité et les frustrations. D'autres prétendent l'inverse.... mais c'est un autre discours qui ne s'appuie pas sur les même valeurs de l'homme.

webm en 2014

Pensée unique

Surprenant ! J'entends souvent les tenants de l'ordre établi critiquer « la pensée unique » comme la cause des maux actuels.

Bigre que veulent-ils dire ? Eux qui s'inscrivent dans la conservation de l'ordre en place, c'est à dire dans le sillage de la « pensée unique »

J'ai plutôt l'impression que dans leur esprit étroit ils rangent dans la « pensée unique » la plupart des évolutions ou innovations qui remettent en cause l'idéologie en place. A cet égard les notions de partage, de solidarité et d'écologie sont des dangers; c'est pourquoi elles sont combattues.


L'idéologie dominante actuelle, "la pensée unique", est celle de la croissance perpétuelle, appelée aussi le progrès. Cette pensée normée s'impose, de fait ou par mimétisme, au reste de la société. Elle se déploie par une organisation pyramidale des dominants aux dominés, avec la complicité des dominés. Ce qui explique et détermine la construction du monde tel qu'il est.

Cette idéologie largement partagée et mimétique réduit le progrès à sa portion congrue technico-scientifique car la technologie saurait tout résoudre y compris dominer la nature.

Les tenants de l'ordre établi critiquent également le catastrophisme et ceux qui prédisent l'apocalypse. Accuser de pessimisme les opposants à la pensée unique est de ce point de vue une manipulation pour ridiculiser ceux qui pensent différemment.

Les modes de vie ambiants, basés sur le modèle de la richesse et de la possession, sont naturellement conservateurs. C'est à dire que la "nature humaine" est conditionnée par de multiples déterminismes, s'exprimant par des comportements mimétiques et automatiques sans que nous ayons la pleine conscience. Ces comportements s'expriment pleinement dans l'hyper-consumérisme.

Je considère donc que le progrès consiste à relever les défis plutôt que de succomber aux modes de vie ambiants. Le progrès c'est également prendre en compte toutes les limites et contraintes y compris naturelles, pour proposer une voie pérenne.

Notre monde a des défis à relever, ce ne sont pas des menaces apocalyptiques. Prenons la médecine comme exemple, la société a su pour partie relever ce défi mais il est fortement intoxiqué par le profit et une perte de sens sur la finalité; la médecine accomplit des prouesses pour guérir des maladies autrefois incurables ....paradoxe ! ces maladies sont provoquées par nos modes de vie, il serait certainement plus intelligent de modifier nos modes de vie pour ne pas être malades de nos modes de vie. L'écologie est de ce point de vue là un défi symptomatique; il suppose une remise en question de nos modes de vie mais il est en contradiction avec notre "nature" profonde.

Par ailleurs, il ne faudrait pas s'égarer dans des explications et solutions simplistes, qui sentent « bon » la France du terroir, et qui sont avant tout démagogiques et électoralistes.

En résumé 5 défis !!

Premier défi, celui des ressources naturelles: Probablement le plus urgent à relever, la plupart des matières premières sont au Pic de production et sans révision majeure des modes de production et de consommation nous irons jusqu'au bout de l'impasse. Le sauvetage des sols et des éco-systèmes est donc une priorité.

Deuxième défi, la révolution agricole et alimentaire: Les démographes sont des gens sérieux qui se trompent systématiquement dans leurs prévisions. En France les démographes en 1950 prédisaient 40 à 50 millions de Français en 2010, en réalité nous étions 60 millions. On peut donc parier que la population du globe sera plus proche de 10 milliards à son pic, peut-être plus.  Nous connaissons déjà des problèmes de la faim et de production des matières alimentaires. Il est donc urgent de réviser les modes de production et de consommation alimentaires, afin de nourrir sans détruire la terre et la biodiversité.

Troisième défi, sauver le vivant des mutations en cours: La santé ne peut pas être un alibi qui justifierai toutes les manipulations déjà en cours sur le génome humain et tous les bricolages génétiques. Bien sûr qu'il faut guérir, notamment ceux atteints des maladies dites orphelines, mais dans un cadre défini par rapport à des besoins qui ne sont pas ceux des laboratoires médico-financiers.

Quatrième défi, lutte contre le réchauffement climatique (et adaptation): Le réchauffement est en cours et la révision majeure des modes de production et de consommation énergétique est impérative.L'adaptation au réchauffement climatique est également un défi colossal.

Cinquième défi, réinventer un modèle social au sens des relations humaines: Le modèle social actuel, profondément inscrit dans la "nature humaine", est celui du riche qui consomme et gaspille, la classe moyenne est désormais intoxiquée. Ce modèle s'est imposé et détermine une organisation sociologique de la société, en de multiples compartiments « étanches », qui détruit les liens sociaux et tous les systèmes de solidarité collective. Nous vivons une décomposition générale du lien social. Le partage des richesses sera au cœur de ce nouveau modèle social ainsi que le rôle du travail; en tant que moyen de production et médium de socialisation (liens sociaux) Enfin il ne faut pas oublier que l'économie, par le travail, est d'abord conséquente à la structuration du modèle social avant de rétroagir sur l'ordre social.

Sixième défi, celui de la gouvernance: Le pouvoir est-il en capacité d'amorcer et impulser la métamorphose de la société ? Il n'y a pas d'exemple dans le présent et dans l'histoire qui le démontre, au contraire le pouvoir (politique, économique ..) y compris dans les démocraties est un des principaux freins au changement.

Le salut viendra de la base (Edgar Morin) encore faut-il que cette base ne soit pas muselée ou complice.

Comme nous le voyons les défis qui s'annoncent ne sont pas scientifiques, économiques, technologiques ou techniques. Si nous pouvions schématiser la complexité des enjeux, nous pourrions dire que le défi « fil conducteur » est celui du modèle social que nous souhaitons et qui alors déterminera les autres défis....vaste programme car il s'agit de reconstruire les relations entre humains! D'autant plus que tous ces défis agissent et rétroagissent entre eux !



webm en 2014

Le pouvoir et la durée

Depuis longtemps je m'interroge sur l'apparente immobilité de nos sociétés. Bien que les évolutions technologiques soient très rapides (la loi de Moore explique que les capacités technologiques doublent tous les 18 mois) force est de constater que les progrès sociologiques sont à la traîne, quand il ne s'agit pas de régression. Cette contradiction m'a toujours interpellé.

Le rôle joué par ceux qui détiennent le pouvoir est à cet égard symptomatique. J'ai d'ailleurs la conviction que ceux qui ont le pouvoir, que ce soit dans les pays démocratiques ou dans les pays autocratiques, sont le frein principal au changement. Probablement parce que le changement modifie les "règles" du jeu notamment celles qui permettent à l'ordre social de durer.

Je m'explique:

La vocation théorique du pouvoir politique est de proposer une vision prospective de la société (la cité) et d'impulser les dynamiques de changements. Cela suppose une capacité de remise en question des inerties sociétales et donc de soi-même bien évidemment incompatible avec la pétrification du pouvoir.

La réalité est bien différente, ceux qui ont le pouvoir n'ont pas l'intention de le laisser. Il y a bien sûr les explications données par ceux qui sont concernés, elles sont toujours altruistes y compris pour les autocrates; personne n'explique que c'est par intérêt personnel. On finit toujours par habiller la réalité par des alibis comme « l'intérêt collectif », « les compétences », « l'expérience » ...bref toujours les mêmes litanies populistes.

Examinons le comportement des dictateurs ou autocrates. Ils occupent le pouvoir depuis des décennies. La plupart du temps ce pouvoir a été capté dans le cadre d'une rente de situation, soit l'un a pris la suite du père, soit c'est le parti unique qui a permis la cooptation.....etc les cas sont nombreux !

A cet égard on pourrait tenter des similitudes avec les démocraties ou on peut constater des modes de continuités politiques équivalents, mais habilement maquillés par des rites démocratiques. Les autocrates restent au pouvoir 20, 30 ans voir plus au pouvoir ...nous le constatons également dans les démocraties, les exemples sont innombrables. On pourrait même conclure que cela pourrait durer jusqu'à la nuit des temps, d'ailleurs ces pratiques sont très anciennes, elles se pratiquaient du temps des empereurs romains.

Et puis les peuples se rebellent, c'est ce qui s'est passé en Afrique du Nord, dans d'autres pays comme Haïti, actuellement en Ukraine ..... Lassés, les peuples, signifient très clairement que celui ou celle qui a le pouvoir doit partir. Ils finissent toujours par partir, mais pas de bon gré. Le plus étrange est d'ailleurs cette pantomime qui paraît burlesque, les autocrates ou individus enkystés dans le pouvoir (c'est peut-être l'inverse, le pouvoir enkysté par certain) qui déclare vouloir rester pour terminer leur mission (on se demande laquelle ?) Le plus rigolo a été Duvallier à Haïti qui est revenu proposer ses services. En fait ces individus ont un tel besoin d'exister par le pouvoir (être gratifié à titre personnel, ce qui est une forme sophistiquée et dangereuse de l'égo-centrisme) qu'ils sont devenus sourds et aveugles, ils n'entendent plus les gens si tant est qu'ils aient jamais écouté. On pourrait penser que cela ne concerne que les autocrates, en réalité nos démocraties sont menacées de façon semblable même si les règles du jeu paraissent plus libres. Néanmoins il faut avoir confiance dans l'avenir dès lors que l'on s'investit pour défendre des valeurs collectives (le bien commun) et non pas un ou des intérêts individuels. Ainsi, le parlement vient de voter une loi qui va dans le bon sens, celle de la limitation des mandats (Sénateur-Maire, Député-Maire)

C'est une première étape, il faut bien le reconnaître car la limitation votée est légère, mais il ne faut pas jeter l'eau du bain avec le bébé. Cette loi, je le répète va dans le bon sens, elle exprime une évolution de la société qui exige de plus en plus une limitation des mandats y compris dans la durée. En conclusion il faut continuer à exercer une pression sur les représentants afin de mettre en place une véritable limitation des mandats et de leurs durées.

webm en 2013

agir sur les causes, l'énergie

Crise économique, stagnation ou baisse du pouvoir d'achat, crise écologique, réchauffement climatique, crise sociale, chômage et précarité en hausse …..nous pourrions faire une liste à la Prévert et démoraliser les plus optimistes.

L'augmentation de la précarité, du chômage sont des plus en plus préoccupants. Récemment de nouvelles suppressions d’emplois par milliers du groupe PSA Peugeot Citroën en France ont été annoncées, l'angoisse du lendemain devient prégnante.

Mais ne basculons pas dans le simplisme trivial, ces drames sociaux sont la conséquence de politiques qui niaient la globalité des crises qui sont désormais notre contexte. La crise financière est très grave mais elle n'explique pas à elle seule le contexte global, elle en est une expression qui rétro-agit sur la crise globale.

Chaque jour amène sa mauvaise nouvelle, chacun y va de son analyse, de son conseil, de sa solution évidente, de son catalogue de réformes ….mais rien ne change.

C'est une rengaine en musique de fond dans la guinguette Européenne que nous finissons par ne plus entendre et, bercée par elle dans une valse qui semble éternelle, nous ne savons pas ce qu'il faudrait faire, perdus et égarés dans tous ces enchevêtrements inextricables. Si bien que l'électeur ne croit plus rien, c'est une fuite en avant mais a-t-il d'autres solutions ?

Par quel bout commencer ? Nous entendons quelques idées intéressantes comme par exemple réindustrialiser la France pour recréer les emplois perdus. Mais la question qui vient immanquablement « pour faire quoi ? » « ressembler à l'Allemagne ? » ou dit autrement, quel est le fil conducteur crédible qui prenne globalement en compte le contexte actuel des crises et qui agirait et rétro-agirait par un puissant effet d'entrainement; finalement « quelle stratégie ? » En cela, je veux dire qu'il n'est pas possible de sortir de toutes ces crises systémiques sans se donner des priorités stratégiques qui s'appuient sur les éléments les plus importants de notre contexte. Faire ou proposer un programme présente bien, facile à vendre aux électeurs mais un programme-catalogue se bloque quand l'environnement fluctue et il faut bien comprendre que notre contexte de crises généralisées est l'inverse d'un contexte stable. Par ailleurs, il me semble indispensable de s'attaquer d'abord aux causes pour guérir les conséquences plutôt que d'agir seulement sur celles-ci, ce qui est par nature une problématique électorale.

Nous avons des besoins fondamentaux comme manger, se loger, se chauffer, se déplacer....

Nous savons également que ces besoins fondamentaux constituent une obligation de dépenses très importante pour les ménages. Les chiffres INSEE donne plus de 50% de dépenses contraintes pour les ménages. L'énergie est de ce point de vue là un secteur de dépense très important, en moyenne, les français dépensent 2150€ / an pour leur approvisionnement en énergie. Le premier poste de dépenses énergétiques des français est le chauffage avec un coût annuel moyen de 1200€ par foyer. Ensuite, arrivent l’eau chaude des sanitaires (350€/an), les appareils électroménagers (290€), les appareillages de la cuisine (140€), l’éclairage (100€) et les veilles (60€).

Au niveau national la facture énergétique est de l'ordre de 60 milliards d'€. C'est un montant que l'on peut comparer au déficit commercial de la France qui se situe également autour de 60 milliards d'€ en 2011. Par ailleurs, ces deux chiffres augmentent et de concert !

Nous savons également que le pétrole a permis des gains de productivité colossaux, c'est le fondement de l'économie productive et industrielle. Une évaluation donne « 1 litre de pétrole (11kwh) est équivalent en énergie à 30h de travail humain »

L'énergie est donc le premier enjeu de notre société, cet enjeu entraine tous les autres. Il doit être considéré à sa place qui devrait la première pour être la cause nationale prioritaire. Mais celle-ci ne peut pas être confiée au marché qui n'a pas pour objectif de réguler et d'organiser la société.

Une stratégie énergétique doit donc être déployée. Elle doit se donner 3 types de scénarios:

  • le premier est évidemment celui de la sobriété et de l'efficacité énergétique; c'est à dire comment réduire nos consommations énergétiques sans dégrader les conditions fondamentales de vie,

  • en parallèle, produire l'énergie primaire à partir des ressources renouvelables MAIS en veillant à ne pas reproduire les excès d'hyper-consommation, qui se traduiraient immanquablement par une destruction de l'espace,

  • le troisième scénario consiste, à partir de la production d'énergie, à faire muter la notion sociale de travail. Les économies d'énergie et la production doivent être localisées au plus près des besoins. Par ailleurs l'accès à l'énergie indispensable (besoins fondamentaux) doit être un droit, le surplus quant à lui doit être payé en fonction des ses impacts écologiques (et compensé) Par une stratégie politique novatrice nous pouvons créer des structures qui produisent et distribuent l'énergie dont les règles sont innovantes pour ce qui concerne le travail et l'emploi. De ce point vue là, il apparaît très nettement que nous ne pouvons pas laisser le marché organiser cette mutation sociétale, ce n'est pas son rôle et c'est contraire à son intérêt. En parallèle la distribution d'énergie doit être normée sur le critère essentiel du besoin fondamental. Nous pouvons nous inspirer des autres services fondamentaux que la collectivité offre à chaque citoyen (santé, scolarité obligatoire, CMU ….)

Une stratégie politique « énergie » peut être la première pierre d'une mutation innovante. C'est aussi la stratégie la plus réaliste pour démonter qu'une alternative crédible est possible ...encore faut-il être capable d'admettre que les grandes orientations Jacobines comme le nucléaire sont de fausses pistes. Il y a deux façons de voir les enjeux; soit nos choix politiques (économiques, sociaux et environnementaux) sont déterminés par la problématique énergétique et sa rareté prévisible, soit celle-ci est seulement considérée comme un simple moyen qui doit s'ajuster en fonction des contraintes et dans ce dernier cas il faudra assumer les pénuries et les inévitables régressions.

webm en 2013

Les ras le bol n'est pas un projet

Jaurès disait « Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel »

On peut traduire "comprendre le réel" comme la nécessité d'être raisonnable, c'est à dire comprendre que la société et les gens considèrent en général "l’idéal" comme une utopie.....qui pourrait être dangereuse. Si bien que lorsqu'on revendique le réalisme on pourrait légitimement douter de la volonté de changement.

Or il y a un "ras le bol" exprimé massivement par les gens, "ras le bol" que les politiques tentent de drainer à des fins électorales. Mais le ras-le-bol ne peut pas déterminer un programme, ni réaliste, ni idéal et surtout pas courageux.

L'exercice du pouvoir oblige à composer, d’autant plus quand il n'y a pas de projet significatif de changement sociétal. Si bien qu'une gestion de droite s'atténuera vers une gestion plus « centrée » comme une gestion de gauche évoluera vers une gestion plus « centrée » Au final, malgré toutes les bonnes intentions et bonnes volontés, le citoyen ne percevra pas fondamentalement les différences. Cela peut le rassurer à court terme mais au final les difficultés seront étouffées plutôt que résolues.

La conquête du pouvoir pour le changement n'a donc de sens que s'il y a un projet sociétal. La droite n'a pas ce genre de difficulté car son projet permanent est de maintenir la structure sociale le plus longtemps possible ....jusqu'à la limite de la rupture.

Le réalisme actuel affirme que le "système" pourrait fonctionner si la société ne subissait pas de crises majeures. Par exemple, que la richesse créée par la croissance permettrait aux plus démunis de vivre décemment. Ce n'est pas le cas, notre société subit les multiples crises qu'elle a provoquées...et la crise sociale ne sera pas la plus grave à gérer. Bien sûr l'oligarchie en place, les privilégiés, les banques ...ont des responsabilités écrasantes, mais se suffire de ces explications manichéennes est insuffisant. C'est même à la limite de la malhonnêteté intellectuelle.

Nous arrivons au bout d'un modèle, la mutation est en cours, son ampleur n'est pas encore perçue dans le bien être occidental. Les individus le devinent plus qu'ils ne le conçoivent et ils sont de plus en plus inquiets. Il est temps....par réalisme de prendre en compte cet enjeu majeur et de proposer une nouvelle voie.

webm en 2012

La Finance Casino

Définition des CDS (Credit Default Swap)

Un CDS ( Credit Default SWAPS) est un produit dérivé de crédit. Le CDS est un contrat financier de protection entre acheteurs et vendeurs constituant un engagement pour le vendeur et une assurance pour l’acheteur.
Principe des CDS
Un CDS est un contrat financier dans lequel le vendeur de protection s’engage, contre le paiement d’une prime à dédommager l’acheteur en cas d'événement de crédit (défaut de paiement, dégradation de la qualité de ses débiteurs, etc). Un CDS est donc un contrat d'assurance qui permet de protéger l'acheteur d'un actif financier. L'intérêt est donc évident; l'acheteur limite le risque au paiement de la prime CDS.
L'actif de référence
Il peut s'agir de dettes de pays souverains, d'institutions financières ou de toute autre entreprise qu'elle soit notée ou pas.
Un exemple sur un CDS portant sur des obligations d'un État pour un actif d'un million d'euros.
Cet actif est déprécié à hauteur de 50% . Le vendeur CDS peut verser la contrepartie 500 000 euros si le régime de la compensation par espèces a été choisi. Si le règlement physique a été préféré, le vendeur de CDS fait un paiement contingent, soit un million d'euros. L'acheteur de CDS lui livre alors l'actif déprécié, c'est à dire les obligations valorisées à 50 % de leur valeur nominale. Cela  peut inciter le vendeur de CDS à attendre une amélioration de la situation pour revendre les obligations plus tard, quand elles auront repris de la valeur. Cela peut s'avérer moins coûteux que la compensation par espèces à l'origine, si bien sûr le cours des obligations ne s'écroulent pas.
Les spéculateurs, très inventifs, ont bien sûr une autre parade pour limiter voir annuler le risque; ce sont les CDS nus.

La structure du contrat définissant un CDS n’interdit pas la possibilité de posséder un contrat sans pour autant posséder l'actif assuré.  Ainsi on peut acheter un CDS à une banque pour 1 million d'€ portant sur des obligations d'un État sans être propriétaire d'une seule obligation de cet État. Exemple; A achète pour 1 million de CDS sur des obligations d'un État E à une Banque B. Si cet État se trouve en défaut de paiement vis-à-vis de ses créanciers dont A ne fait même pas partie alors B sera contrainte de verser à A, 1 million d'€. On voit alors immédiatement que l’intérêt de A se trouve dans le défaut de E.
Imaginez; prendre une assurance contre l'incendie de la maison de votre voisin, si vous souhaitez être « indemnisé » votre intérêt est qu'elle brule.

Les ventes à découvert:

Pire encore ! Les ventes à découvert. Et oui ! Le pire est toujours possible
La vente à découvert consiste à vendre à terme un titre que l'on ne détient pas le jour où cette vente est négociée mais qu'on se met en mesure de détenir le jour où sa livraison est prévue. Si la valeur du titre baisse après la vente à découvert, le vendeur peut racheter les titres au comptant et dégager une plus-value. Si, à l'inverse, elle monte, le vendeur s'expose à un risque de perte important, tandis qu'un acheteur ne peut pas perdre plus que sa mise de fonds. Le vendeur à découvert a ce que l'on appelle une position courte: il s'agit d'une position ayant un solde négatif et de courte durée, le temps de racheter les titres pour couvrir la vente à découvert.
Les ventes à découvert sont un pari sur la baisse des cours et consistent à emprunter des titres pour les revendre en espérant les racheter ultérieurement moins cher et empocher la plus-value.

La conjugaison des CDS (notamment « à nu ») et des ventes à découvert est une arme de destruction massive de l'économie, soi-disant pour la protéger (assurance) Le résultat est connu ! C'est une bombe atomique qui éclaté dans les mains de nos charlatants de la finance (au passage, tous bardés de diplômes)
Il a fallu attendre la crise de l'Italie, pour  interdire ces « CDS à nu » ….....interdiction qui n'interviendra qu'en novembre 2012 prochain. On peut se demander si cela ne sera pas trop tard ? D'ici là la Grèce aura disparu des radars de la finance et sera un désert social.
Quant à la France ? seuls deux États y étaient au départ favorables, l'Allemagne et l'Autriche.  Il aura fallu la négociation européenne pour y parvenir.
En effet quand on compare les discours de Nicolas Sarkozy sur la moralisation du capitalisme et la réalité des positions défendues par la France, c'est un monument d'hypocrisie; dans les sphères de Droite la connivence est totale entre les milieux politiques et bancaires.

webm en 2012

L'année 2012 sera-t-elle celle du changement, lequel ?

Selon un sondage OpinionWay-Fiducial, 72 % des Français estiment que la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, apporte des réponses éloignées de leurs préoccupations. L'enquête a été réalisée en ligne du 16 au 19 décembre auprès d'un échantillon de 983 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (l'intervalle de confiance est donc correct)

Comment se répartissent les opinions des interviewés, entre les candidats:

  • 29% répondent qu'aucun des candidats ne proposent de solutions satisfaisantes à leurs préoccupations

  • avec 24 % des personnes interrogées, le candidat socialiste François Hollande arrive en tête des prétendants qui "proposent les meilleures solutions à leurs préoccupations quotidiennes",

  • ensuite Nicolas Sarkozy avec 20 %,

  • Marine Le Pen (16 %)

  • et François Bayrou (15 %).

Quelles sont les attentes des Français:

  • maintenir l'emploi (52 %), arrive en tête des priorités des Français

  • lutter contre la hausse des prix des produits de première nécessité (39 %), arrive en second, c'est la raréfaction des ressources planétaires qui commencent à se faire sentir,

  • maintenir le remboursement des soins (38 %), c'est à dire le financement de la solidarité

  • garantir aux jeunes l'accès au marché du travail (33 %),

  • lutter contre la délinquance (24 %).

Priorité à l'emploi

Nous pouvions nous en douter, l'emploi est considéré comme le premier enjeu par les Français. Il est utile de rappeler des évidences, évidences qui semblent ne plus être comprises par l'oligarchie au pouvoir actuellement.

Première évidence, le travail permet, pour la plupart, une rémunération et donc subvenir à ses besoins fondamentaux et consuméristes.

Mais le plus important n'est pas que celui de la rémunération; le travail est le moyen principal de création des liens sociaux. C'est à dire que pour exister normalement dans nos sociétés modernes il est indispensable d'avoir un travail; le travail est en général un emploi mais il peut y avoir d'autres formes comme le travail associatif, certaine forme d'artisanat. De ce point vue là, il apparaît que les politiques ne semblent pas comprendre cette dimension sociale du travail, pire certains considèrent comme des assistés ceux qui n'ont pas de travail ….

Ce sondage exprime donc le « sentiment ou ressentiment politique » des Français, ce sentiment/ressentiment a plusieurs sens qui peuvent être contradictoires.

La première analyse démontre que le fossé entre les élites politiques et la population se creuse encore. La première mission des élus est de représenter le peuple; c'est à dire, pour enfoncer le clou, qu'un élu est d'abord un représentant du peuple et non pas un oligarque qui fait carrière. De ce point de vue là les élus ne sont plus considérés comme des représentants du peuple par le peuple.

La deuxième analyse que l'on peut faire concerne la prise en compte des enjeux réels. Les Français expriment des attentes très concrètes; celles de leur quotidien, de leur présent et de leurs enfants. L'enjeu le plus grave pour l'avenir de l'humanité n'apparaît aucunement dans les attentes des sondés; c'est celui de la raréfaction prévue de toutes les ressources planétaires. Enjeu qui suppose, si on s'en occupe, une mutation du modèle de société (y compris par rapport au travail). Si les Français n'expriment pas d'opinion on pourrait penser que les Français ne seraient pas soucieux de l'avenir. En réalité ils expriment l'opinion qu'il n'y a pas de projet de société réellement proposé....ce qui d'ailleurs ne signifie pas qu'ils soient d'accord sur la nécessaire mutation du modèle de société, on peut même considérer que la société Française est bloquée sur le refus de changement.

Concernant les élus, cela peut s'expliquer; 80% des Français sont opposés au changement « à priori ». Ainsi, pour jouer la réussite électorale il est plus facile d'être conservateur, seules des réformes déjà acceptées par la population et détectées par les sondages sont alors proposées et mise en œuvre (en cela Sarkosy est un expert). Par ailleurs, ces réformes peuvent être contradictoires aux intérêts des enjeux d'avenir. Cette façon de faire la politique est populiste et médiatique, elle a pour objectif de plaire au plus grand nombre. En aucun cas l'objectif est de répondre aux enjeux réels; l'enjeu est électoraliste. Si bien que, paradoxe politique surprenant, les Français finissent par dire qu'il n'y a pas de projet d'avenir. Finalement il apparaît clairement que les missions de prescripteur (préparer l'avenir, expliquer, convaincre, dire les vérités qui dérangent ….) sont difficilement compatibles avec les logiques politiques de court terme

Les Français estiment que nos édiles ne les représentent pas, ne les comprennent pas ni même ne préparent réellement l'avenir. On peut donc s'inquiéter de cette dérive entre le peuple et les élites politiques. En conclusion, une question démocratique se pose; un élu peut-il être à la fois un représentant du peuple et à la fois un « représentant » de l'avenir (prescripteur). A priori, être juge et partie entre les intérêts de court terme et de moyen terme n'est pas possible dans l'état actuel de la démocratie car c'est toujours le court terme qui s'impose et donc l'électoralisme.

webm en 2011

FESF une leçon non apprise

Le 26 octobre 2011, à écouter les médias, ils (Sarko et Angela) ont sauvé l'€ et donc le monde...de la finance bien sûr !!

Mais ! avez-vous tout compris à la lecture des textes résumant les résultats du sommet de la zone euro à Bruxelles ??

Car le moins que l’on puisse dire, c’est une usine à gaz financier.

Pour ma part, voilà ce que j'ai compris: à partir de 440 milliards d'€ on allait faire 1000 voire 2000 milliards d'€; ça me rappelle la multiplication des pains par Jésus !

La première technique est celle du rehaussement de crédit. Il s’agit là d’une assurance contre le risque proposée aux investisseurs privés qui envisagent de souscrire aux émissions d’emprunts de pays de la zone euro dont la capacité de remboursement est mise en doute (Grèce par exemple). Le FESF apportera simplement sa garantie plutôt que d’acheter lui-même ces titres d’emprunt. L'intérêt majeur est de faire bénéficier de taux d’intérêt nettement plus faibles aux emprunteurs que ceux qu’ils auraient pu obtenir en se présentant seuls sur les marchés. Voilà ! avec peu de capitaux on peut les multiplier comme les pains de Jésus. Bon ! Bien sûr la somme des garanties est théoriquement égale aux crédits levés mais ici on (Sarko et Angela) postule du principe que ces garanties ne seront pas mobilisées ...espérons le très fort !!

Souvenons en 2008 il y a eu une crise dite des subprimes. Les rehausseurs de crédit ont compté parmi les acteurs financiers les plus critiqués dans la crise américaine de 2007-2008: les engagement pris par ces rehausseurs étaient si importants que les titres détenus par les banques ne pouvaient plus bénéficier d’une véritable garantie en cas de crise et la stabilité d’ensemble du système financier était menacée. C’est ce qui est arrivé quand tout le monde a commencé à avoir des doutes sur la qualité des titres représentatifs de certains crédits hypothécaires, les subprimes.

La deuxième technique utilisée est celle des SPV (special purpose vehicules) Ces SPV sont créés par association des institutions financières publiques et des investisseurs privés pour intervenir ensemble. C'est une titrisation qui consiste à transférer à des investisseurs des actifs financiers tels que des créances pourries (prêts ...), en transformant ces créances, par le passage à travers une société ad hoc, en titres financiers émis sur le marché des capitaux.

Il faut se souvenir que cette technique a été une des caractéristiques du système qui a permis le développement des subprimes.

Ce choix est délirant car ce recours à des techniques financières complexes, risquées et incompréhensibles pourrait être évité si on mettait en œuvre une technique simple, claire et facilement compréhensible: l’achat des titres d’emprunts publics par la Banque centrale européenne. Bien sûr nous pouvons avoir des doutes sur le résultat car les gouffres sont colossaux (US, GB, Japon ...), mais, au moins, nous aurions compris. D'ailleurs c'est ce que dit l'économiste Marc Zandi de Moody's. «Les Européens ont gagné un peu de temps, Les investisseurs internationaux ne seront pas vraiment rassurés tant que les gouvernements européens n'auront pas prouvé qu'ils sont vraiment capables de réduire leurs déficits budgétaires et leur niveau d'endettement… Il y a de grandes chances pour que les électeurs européens résistent et cela veut dire qu'il sera difficile aux politiques d'agir sans une intense pression des marchés

Par ailleurs (la coïncidence est troublante) le nouveau président de la République héritera en mai 2012 d’une situation dramatique: presque 90% de dette publique, et un déficit toujours pas maîtrisé, vraisemblablement au-dessus de 5% du PIB. En prenant 100% comme seuil auquel les marchés cesseront de nous financer –à juste titre, car l’endettement y devient incontrôlable– il lui restera tout au plus entre dix-huit et vingt-quatre mois de survie budgétaire. Et ce du fait de la situation intrinsèque de la France, sans même parler des risques de crise systémique sur la dette publique en provenance du reste de la zone euro, de la Grèce à l’Italie.

Pour ne rien oublier FESF = Fond Européen de Stabilité Financière

7 000 192 529 personnes vivent sur notre planète

Nous y sommes !  la population de la terre a franchi un nouveau seuil depuis ce lundi 31 octobre 2011 à 4 h 22 min et 26 s; 7 000 192 529 personnes vivent sur notre planète.

Mais ce n'est pas comme au LOTO il est probable que le « gagnant », c'est à dire le 7 milliardième, ait surtout gagné une vie de misère (puisqu'il est probable qu'il habite un pays pauvre)

Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA)  prédit que la population va continuer à progresser pour atteindre 9,3 milliards en 2050 et plus de 10 milliards d'ici la fin du siècle.

Les Nations unies prévoient que d'ici 2025, l'Inde deviendra le pays le plus peuplé du monde, devant la Chine, avec près de 1,5 milliard d'habitants.

Pour le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui marquera l'événement par une conférence de presse, le passage aux 7 milliards n'est pas à prendre à la légère.

"Ce n'est pas une simple affaire de chiffre. C'est une histoire humaine", a-t-il souligné dans une école new-yorkaise la semaine dernière. Et d'expliquer : "Sept milliards de personnes ont besoin de nourriture. D'énergie. D'offres intéressantes en matière d'emplois et d'éducation. De droits et de liberté. La liberté d'expression. La liberté de pouvoir élever ses enfants en paix et dans la sécurité. Tout ce que chacun souhaite pour soi, multiplié par 7 milliards".

Les experts mettent en garde face aux défis qui attendent le monde. Pour les pays les plus pauvres, les gouvernements vont être confrontés à la difficulté de trouver un travail à l'armada de jeunes qui arrivera sur le marché. Sans compter le réchauffement climatique, la sécheresse et l'explosion incontrôlée des mégapoles....en fait tout est lié.

Mais, il y a plus, si les comportements alimentaires n'évoluent pas, la Terre ne pourra pas supporter cette démographie. Par exemple les modes de vie alimentaire des Danois autorisent au maximum 2 milliards de terriens quand les modes de vie alimentaire Indiens en autorisent 14 milliards. Il faudra donc bien choisir entre le mode vie « MacDo » et une nourriture plus saine.

Allons plus loin ! Si l'on en croit l'ONU, la population mondiale continuerait en effet de croître jusqu'en 2075 avant de se stabiliser, ou bien d'exploser ou d'imploser, selon que la fécondité se maintient au-dessus du niveau de remplacement des générations ou reste durablement en dessous. L'explosion (à 36,4 milliards d'habitants en 2300) ou l'implosion (à 2,3 milliards) apparaissant comme des perspectives terrifiantes, l'exercice de démographie-fiction peut permettre de montrer comment échapper aux scénarios catastrophes. 

Par exemple, le monde devra faire face au vieillissement de sa population. Dans les pays riches le nombre des plus de 60 ans n'a cessé d'augmenter ces vingt dernières années, l'espérance de vie est estimée à 80 ans, contre 54 ans en Afrique sub-saharienne.

Les plus de 60 ans, qui étaient 384 millions en 1980, sont aujourd'hui 893 millions et devraient être 2,4 milliards en 2050, selon l'UNFPA.

"Il s'agit là d'un succès mondial, mais le vieillissement de la population représente aussi de nouveaux défis au regard de la croissance économique, des soins médicaux et de la sécurité des personnes âgées", souligne l'ONU.

En réalité l'approche contrastée des scénarios ONU paraît délirante, néanmoins ils mettent en évidence que la démographie est aussi une « bombe » soit explosive, soit implosive.

Nous sommes donc à la croisée des destinées humaines, mais on rabâche cela depuis si longtemps que cela donne l'impression de radoter !!

Il s'agit tout simplement du modèle de société dans lequel nous sommes. Le choix est limité; soit les hommes se décideront à le faire évoluer pour construire un avenir durable qui sera régulé, c'est à dire en abandonnant le paradigme infini de la croissance/récession, soit l'espèce s'autorégulera toute seule et là l'histoire nous rappelle ces délires ...inhumains/humains ???

Le rêve n'est-il pas tout simplement d'éviter le cauchemar.

webm en 2011

Machiavel a-t-il raison ou tord ?

La croissance est en berne et depuis longtemps. Dans le meilleur des cas elle est juste positive. Le principe de croissance est un vieux mythe qui permet de ne pas se remettre en question dés lors que le gâteau grossit; ce principe est à la base des conservatismes de tout poil. Par exemple, pour créer des emplois 3% de croissance minimum sont nécessaires en France.

Affirmer que notre pays peut renouer avec la croissance (dite économique) ne serait pas honnête. Bien sûr il faut investir au maximum dans les productions dites vertes (appelées par ailleurs croissance verte), dans la recherche, toutes les activités cognitives, le bien être humain (care)….etc. Mais désormais nous savons que le grand total sera stagnant.

Cette croissance permet à l'État de se désendetter ou au moins de rembourser ses dettes sans en contracter d'autres. Mais nous avons compris que le modèle de la croissance perpétuelle était terminée en occident, par ailleurs nous en connaissons les impacts destructeurs pour la planète. La gauche dans son ensemble n'est pas encore très clair sur ce sujet, les vieux logiciels tournent encore même dans des « machines récentes ». Dès lors comment va procéder la gauche en 2012, qui, pour une bonne part affiche officiellement son scepticisme ...va-t-elle administrer, dans la tourmente prévisible, un purge de cheval par la force des choses (comme en Grèce, au Portugal, en Espagne ...) ?

Il est nécessaire de changer, ceux qui évoluent ne stagnent pas sur leurs principes. Pour la gauche, la crise sera en 2012 une occasion exceptionnelle pour engager la mutation de la société et abandonner le dogme du PIB. En aura-t-elle la volonté ? C'est à dire sortir de l'électoralisme; la conquête du pouvoir est indispensable mais est-ce la finalité ?

Machiavel disait « le but de la politique n'est pas la morale mais la réussite (obtenir et conserver le pouvoir) » ..et bien ! En conclusion, la mutation sera effective quand Machiavel aura tord.

webm en 2011

Le plongeon dans les abysses

1 an déjà qu'on nous bassine avec la dette grecque, elle dépasse les 330 milliards d'€ et plus de 170% du PIB grec. Rien n'y fait le trou se creuse inexorable, le PIB est en cale sèche et la spirale infernale est enclenchée (économie en berne, moins de recettes fiscales et donc plus d'emprunts ..qui implique plus de dette et dégradation de l'activité économique ...) . Il y a 6 mois il était inconcevable de restructurer la dette grecque (en juillet l'hypothèse retenue était de 21%), certains experts de haut vol étaient persuadés que c'était préjudiciable à l'économie Européenne (euh! Plutôt la finance) Mais comme d'habitude ils se sont trompés, en urgence (le 22 octobre) les mêmes supers experts ont décidé de restructurer. Pour les néophytes, restructurer signifie éliminer (effacer) la dette pour partie. En gros, car nos experts cette fois-ci opèrent avec un bulldozer:

  • décote de 50% à 60% des dettes bancaires (pour ramener la dette grecque à un niveau de 120% du PIB) soit 109 milliards qui disparaissent sous la gomme (d'ailleurs, en tant que particulier, je demande que mes emprunts de la maison soit restructurés), ce qui implique une recapitalisation des banques pour un montant 114 milliards d'€.

  • prêts publics (FMI et Europe) de l'ordre de 100 milliards pour atteindre un ratio de fonds propres des banques de l'ordre de 9% conformément aux exigences de l'accord Bâle 3. Ce niveau de fonds propres pourrait être exigé très rapidement, dès juin 2012.

  • quant au fond de stabilité financière de 440 milliards d'€, créé pour secourir l'Irlande, le Portugal, il s'avère insuffisant pour endiguer le tsunami qui approche….en plus il y a désaccord pour le ré-abonder (ce que l'on peut comprendre vu la taille du gouffre qui enfle comme une super novæ)

Bref, les supers experts sont contents car les marchés financiers et les agences de notation devraient être rassurés. Comme la dette de la France est de 1700 milliards d'€, je suis curieux de voir le tour de passe passe communicant que l'on va nous servir...on est parti vers le triple Z


webm en 2011

2012

François Hollande devrait être élu Président de la république en 2012, c'est une perspective très probable et il il n'est pas sûr que la droite se batte réellement pour essayer de conserver le pouvoir. La situation économique et sociale est très grave, trop grave et par temps de tempête il est préférable de laisser la barre à la gauche.

D'ailleurs que voit-on en Europe ? L'Espagne qui connaît une terrible crise économique systémique avec 20% de Chômeurs. L'agence d'évaluation financière Moody's a abaissé la note de solvabilité de l'Espagne de deux crans, et indiqué que celle-ci risquait d'être abaissée encore à moyen terme. Zapatéro du PS espagnol PSOE, face à cette situation, a provoqué des élections anticipées en Novembre 2011. La droite devrait revenir aux affaires.

En Grèce la situation est encore pire, le risque d'une banqueroute grecque est réel. Ce sont les socialistes qui devront assurer ce délicat héritage de 40 ans de gestion dite laxiste . Papandréou, 1er ministre socialiste, issu d'un lignage de premiers ministres, doit administrer une des plus sévères purges sociales que la Grèce ait connue. Le citoyen et donc l'électeur grec se souviendra longtemps de Geórgios Papandréou.

Le Portugal ? Et bien c'est le même scénario, aux difficultés économiques et sociales s'ajoute, le 23 mars 2011, la démission du Premier ministre José Sócrates (PS), à la suite du rejet de son quatrième plan d'austérité par les députés.

Avec les primaires PS une ère d'espérance se dessine pour les électeurs de gauche. Mais il faut bien reconnaître que la gauche est autant en difficulté que la droite par rapport à cette crise systémique. Soit elle perd le pouvoir, comme la droite probablement en France en 2012, soit elle le reprend et dans ce cas elle administre des remèdes de cheval. Au final cela ne change pas chose pour le citoyen « ordinaire » ...à moins qu'il y ait une volonté de rupture pour préserver les générations futures ...qui ne votent pas, pourtant elles ont le droit de vote.

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