La façon d'aborder les injustices a beaucoup surpris, elles s'abordent d'habitude par rapport aux inégalités sociales. Les commentaires sont nombreux, parfois perplexes; les injustices écologiques surprennent.

Dans les billets précédents les écarts mis en avant ne montrent pas particulièrement les hyper-riches (les 1% des revenus les plus élevés par exemple), hormis les 120 PDG les mieux payés de France.

L'écart de revenus entre les différents quintiles interpellent donc. L'habitude de juger les inégalités en stigmatisant les « hyper-riches » présentait l'avantage de disculper les plus aisés qui ne s'imaginent pas comme des privilégiés. Il est plus aisé de s'exonérer par la critique que par l'exemple. Or la démonstration en quintile met en évidence des écarts importants pour ce qui concerne les revenus et l'empreinte écologique, dans une fourchette de 1 à 5.

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La conclusion logique serait de dire que l'échelle des revenus doit être réduite en supprimant 2 échelons, celui du haut et celui du bas. Cela permettrait d'améliorer la justice sociale et la justice écologique. Reste à démontrer que cette conclusion logique soit applicable et puisse être acceptée; réduire le niveau de vie d'une classe de population me semble une utopie, quant à partager au niveau planétaire c'est une chimère. D'autres solutions sont aussi logiques, la plus connue est celle proposée par Malthus. En limitant et réduisant la population la réduction de l'empreinte écologique est peut-être possible, à condition que la limitation ou réduction soit supérieure à la croissance. Pour ma part je considère que cette voie est une impasse, elle aboutirait très certainement à accroître les inégalités et les injustices pour permettre à certains de toujours profiter des richesses.