Agir sur l'économie n'est pas suffisant, cela fait 1 siècle que les hommes essaient de régler leurs problèmes par la science économique en évitant soigneusement de remettre en cause la structure sociale dominés/dominants (que ce soit les tenants du capitalisme ou les partisans de Marx) 

Mais je ne suis pas naïf au point de penser que l'humanité aura la volonté et donc la capacité de modifier la structure sociale. Chacun pense y trouver un intérêt et donc une motivation à ne pas la remettre en cause. En effet cette structure sociale a cette immense capacité, grâce à l'emploi rémunéré, de pouvoir proposer à chacun un « niveau » social sur une échelle très complexe. Ceci permet à ceux qui ne sont pas "tombés de l'échelle dominés/dominants" de pouvoir revendiquer un statut social et donc un niveau de reconnaissance. Jeu infiniment complexe et pervers dans lequel se fourvoie l'humanité depuis ses débuts, bien sûr les règles ont évolué mais l'objectif inavoué reste le même.

  • A court terme que faire ? Je vois 2 pistes à explorer:

  • encadrer les revenus (tous; rente, dividendes, financiers, salaires, indemnités ....) et notamment en définissant un revenu maximal admissible (RMA) Il faut quand même citer des chiffres qui démontrent qu'il y a des abus flagrants ET qu'il n'y a pas de risque à encadrer car les perdants seront ultra-minoritaires:

    • 90% des salaires nets sont < à 3000 € (plafond de la sécurité sociale)

    • 95% des salaires nets sont < à 4000 €

    • 99% des salaires nets sont < à 7200 €

  • créer une caisse de la valeur ajoutée qui pourrait fonctionner comme celles des retraites, c'est à dire que la part salaire de la VA soit affectée directement à cette caisse qui, elle, rétribuerait tous les actifs. On peut même imaginer un système plus juste entre les entreprises de main d'œuvre (comme le BTP) et celles à forte intensité capitalistique, c'est à dire un même % de la VA prélevée pour chaque entreprise. Ce "système" est d'inspiration sociale et solidaire, et distincte de l'étatisation.

  • bien sûr les conservateurs de tout poil vont contester ce système qui pourrait assister ceux « qui ne font pas d'effort », si tant est que l'on puisse dire qui fait réellement des efforts (c'est quoi au juste la bonne notion de l'effort ?) Là on peut avoir des arguments. Les retraités par exemple; beaucoup s'investissent dans le tissu associatif et travaillent. Ils le font parce que ils sont déjà rémunérés. D'autres s'étiolent définitivement devant la TV et pourtant personne ne s'en plaint. Et puis, pour les salariés par exemple, celui qui produit des armes me semble plus inutile que celui qui ne fait rien ....là-dessus on peut discuter à l'infini. En réalité le dynamisme et l'innovation, indispensables au développement de la société, ne sont possibles que par la sécurisation des parcours personnels et non pas par la précarité et les frustrations. D'autres prétendent l'inverse.... mais c'est un autre discours qui ne s'appuie pas sur les même valeurs de l'homme.