Les prix augmentent sensiblement, c'est ce que l'on peut constater chaque jour par la baisse de son pouvoir d'achat. Pourtant les pays dits développés sont entrés dans une phase déflationniste. En effet quand on calcule l'inflation hors prix de l'énergie et des produits alimentaires volatils, l'indice d'inflation baisse, c'est à dire que l'inflation sous-jacente a baissé de 2% à moins de 1%.

C'est la conséquence directe de la crise économique dans laquelle nous sommes. La situation économique des pays occidentaux est fortement dégradée, je ne vous apprends rien !

On nous explique que grâce à des politiques monétaires l'économie va repartir. Or il faut bien comprendre que les agents économiques (entreprises, particuliers) ne réagissent pas sur des concepts théoriques des économistes. Ce qui arrive est caractéristique des économies qui sont entrées dans un cycle déflationniste, taux d’intérêts bas, prix des biens et des services stagnants voire en régression, propension à épargner élevée, résultant de craintes pour l’avenir tout aussi bien que de positions d’attente vis-à-vis des prix et des taux d’intérêt. Les agents économiques thésaurisent les liquidités au lieu de les investir ou de consommer.

Dans ces conditions, les politiques monétaires par apport de liquidités aux marchés se révèlent inefficaces. Ces apports en liquidité des banques centrales vont alors nourrir les comptes en banque ou les bas de laine et les matelas. La recherche du « cash » devient l’objectif des entreprises et des particuliers. Ainsi, les entreprises américaines détenaient à l’automne 2010, plus de 2000 milliards $ en cash. Les particuliers vendent leurs actions et leurs obligations et laissent les liquidités obtenues sur leurs comptes en banque.

Une politique monétaire de baisse du taux d'intérêt peut donc être totalement inefficace dans le cadre d'une relance. Par ailleurs ce phénomène de trappe à liquidité peut être durable. Le Japon l’a connu pendant prés d’une dizaine d’années et n’en est pas encore vraiment sorti.

Plus grave, les trappes à liquidité comporte un danger dérivé : la création de bulles. Le moindre signe inquiétant (perspective future de remontée des taux d’intérêts, tendance inflationniste ...) déclenche alors une modification du comportement des agents économiques. C’est ainsi que pour se prémunir des risques futurs les agents économiques transfèrent leur épargne vers l'immobilier, c'est la naissance d'une bulle immobilière qui fait grimper les prix sans relation avec l'activité économique qui d'ailleurs ne redémarre pas....et comme par hasard les prix de l'immobilier flambent à nouveau !