L'économie mondiale actuelle est au service de la finance et des grands groupes internationaux. Je ne vous apprends pas grand chose !

Chacun y va de sa critique, y compris la droite et tous les libéraux de tout poil reconvertis au keynésianisme. Étrange cette versatilité !

Mais quand il s'agit d'écouter réellement les gens et de proposer une nouvelle politique pour sortir de cette pensé unique, par exemple en proposant un projet de démondialisation, alors nous avons un concert d'orfraies.

Ainsi les réformes apportées par les uns et les autres ne concernent que des points de détail et pourtant elles sont ressenties comme de dangereuses innovations.

Pourtant il faut regarder et comprendre ce que vivent les gens, une angoisse prégnante et durable de l'avenir. 75% des personnes pensent que leur avenir sera de plus en plus négatif. Comment imaginer un projet politique en expliquant aux gens qu'ils doivent assumer la démence du système; c'est de la schizophrénie sociale !

La démondialisation ne consiste pas à se retirer de l'économie mondiale, bien au contraire. Il s'agit de réorienter l'économie au services des peuples par:

  • une relocalisation des productions dans la mesure ou les ressources et les besoins sont locaux

  • une subordination de l'économie aux valeurs de solidarité sociale; l'économie doit contribuer à créer des liens sociétaux plutôt que de les détruire

Bien évidemment cela suppose une autre gouvernance économique mondiale, décentralisée et pluraliste, autorisant chaque pays à développer les stratégies adaptées à son contexte culturel, social et écologique. Il ne s'agit pas de rentrer tous les hommes dans la même bouteille de coca-cola.