François Hollande devrait être élu Président de la république en 2012, c'est une perspective très probable et il il n'est pas sûr que la droite se batte réellement pour essayer de conserver le pouvoir. La situation économique et sociale est très grave, trop grave et par temps de tempête il est préférable de laisser la barre à la gauche.

D'ailleurs que voit-on en Europe ? L'Espagne qui connaît une terrible crise économique systémique avec 20% de Chômeurs. L'agence d'évaluation financière Moody's a abaissé la note de solvabilité de l'Espagne de deux crans, et indiqué que celle-ci risquait d'être abaissée encore à moyen terme. Zapatéro du PS espagnol PSOE, face à cette situation, a provoqué des élections anticipées en Novembre 2011. La droite devrait revenir aux affaires.

En Grèce la situation est encore pire, le risque d'une banqueroute grecque est réel. Ce sont les socialistes qui devront assurer ce délicat héritage de 40 ans de gestion dite laxiste . Papandréou, 1er ministre socialiste, issu d'un lignage de premiers ministres, doit administrer une des plus sévères purges sociales que la Grèce ait connue. Le citoyen et donc l'électeur grec se souviendra longtemps de Geórgios Papandréou.

Le Portugal ? Et bien c'est le même scénario, aux difficultés économiques et sociales s'ajoute, le 23 mars 2011, la démission du Premier ministre José Sócrates (PS), à la suite du rejet de son quatrième plan d'austérité par les députés.

Avec les primaires PS une ère d'espérance se dessine pour les électeurs de gauche. Mais il faut bien reconnaître que la gauche est autant en difficulté que la droite par rapport à cette crise systémique. Soit elle perd le pouvoir, comme la droite probablement en France en 2012, soit elle le reprend et dans ce cas elle administre des remèdes de cheval. Au final cela ne change pas chose pour le citoyen « ordinaire » ...à moins qu'il y ait une volonté de rupture pour préserver les générations futures ...qui ne votent pas, pourtant elles ont le droit de vote.