1 an déjà qu'on nous bassine avec la dette grecque, elle dépasse les 330 milliards d'€ et plus de 170% du PIB grec. Rien n'y fait le trou se creuse inexorable, le PIB est en cale sèche et la spirale infernale est enclenchée (économie en berne, moins de recettes fiscales et donc plus d'emprunts ..qui implique plus de dette et dégradation de l'activité économique ...) . Il y a 6 mois il était inconcevable de restructurer la dette grecque (en juillet l'hypothèse retenue était de 21%), certains experts de haut vol étaient persuadés que c'était préjudiciable à l'économie Européenne (euh! Plutôt la finance) Mais comme d'habitude ils se sont trompés, en urgence (le 22 octobre) les mêmes supers experts ont décidé de restructurer. Pour les néophytes, restructurer signifie éliminer (effacer) la dette pour partie. En gros, car nos experts cette fois-ci opèrent avec un bulldozer:

  • décote de 50% à 60% des dettes bancaires (pour ramener la dette grecque à un niveau de 120% du PIB) soit 109 milliards qui disparaissent sous la gomme (d'ailleurs, en tant que particulier, je demande que mes emprunts de la maison soit restructurés), ce qui implique une recapitalisation des banques pour un montant 114 milliards d'€.

  • prêts publics (FMI et Europe) de l'ordre de 100 milliards pour atteindre un ratio de fonds propres des banques de l'ordre de 9% conformément aux exigences de l'accord Bâle 3. Ce niveau de fonds propres pourrait être exigé très rapidement, dès juin 2012.

  • quant au fond de stabilité financière de 440 milliards d'€, créé pour secourir l'Irlande, le Portugal, il s'avère insuffisant pour endiguer le tsunami qui approche….en plus il y a désaccord pour le ré-abonder (ce que l'on peut comprendre vu la taille du gouffre qui enfle comme une super novæ)

Bref, les supers experts sont contents car les marchés financiers et les agences de notation devraient être rassurés. Comme la dette de la France est de 1700 milliards d'€, je suis curieux de voir le tour de passe passe communicant que l'on va nous servir...on est parti vers le triple Z