La croissance est en berne et depuis longtemps. Dans le meilleur des cas elle est juste positive. Le principe de croissance est un vieux mythe qui permet de ne pas se remettre en question dés lors que le gâteau grossit; ce principe est à la base des conservatismes de tout poil. Par exemple, pour créer des emplois 3% de croissance minimum sont nécessaires en France.

Affirmer que notre pays peut renouer avec la croissance (dite économique) ne serait pas honnête. Bien sûr il faut investir au maximum dans les productions dites vertes (appelées par ailleurs croissance verte), dans la recherche, toutes les activités cognitives, le bien être humain (care)….etc. Mais désormais nous savons que le grand total sera stagnant.

Cette croissance permet à l'État de se désendetter ou au moins de rembourser ses dettes sans en contracter d'autres. Mais nous avons compris que le modèle de la croissance perpétuelle était terminée en occident, par ailleurs nous en connaissons les impacts destructeurs pour la planète. La gauche dans son ensemble n'est pas encore très clair sur ce sujet, les vieux logiciels tournent encore même dans des « machines récentes ». Dès lors comment va procéder la gauche en 2012, qui, pour une bonne part affiche officiellement son scepticisme ...va-t-elle administrer, dans la tourmente prévisible, un purge de cheval par la force des choses (comme en Grèce, au Portugal, en Espagne ...) ?

Il est nécessaire de changer, ceux qui évoluent ne stagnent pas sur leurs principes. Pour la gauche, la crise sera en 2012 une occasion exceptionnelle pour engager la mutation de la société et abandonner le dogme du PIB. En aura-t-elle la volonté ? C'est à dire sortir de l'électoralisme; la conquête du pouvoir est indispensable mais est-ce la finalité ?

Machiavel disait « le but de la politique n'est pas la morale mais la réussite (obtenir et conserver le pouvoir) » ..et bien ! En conclusion, la mutation sera effective quand Machiavel aura tord.