Définition des CDS (Credit Default Swap)

Un CDS ( Credit Default SWAPS) est un produit dérivé de crédit. Le CDS est un contrat financier de protection entre acheteurs et vendeurs constituant un engagement pour le vendeur et une assurance pour l’acheteur.
Principe des CDS
Un CDS est un contrat financier dans lequel le vendeur de protection s’engage, contre le paiement d’une prime à dédommager l’acheteur en cas d'événement de crédit (défaut de paiement, dégradation de la qualité de ses débiteurs, etc). Un CDS est donc un contrat d'assurance qui permet de protéger l'acheteur d'un actif financier. L'intérêt est donc évident; l'acheteur limite le risque au paiement de la prime CDS.
L'actif de référence
Il peut s'agir de dettes de pays souverains, d'institutions financières ou de toute autre entreprise qu'elle soit notée ou pas.
Un exemple sur un CDS portant sur des obligations d'un État pour un actif d'un million d'euros.
Cet actif est déprécié à hauteur de 50% . Le vendeur CDS peut verser la contrepartie 500 000 euros si le régime de la compensation par espèces a été choisi. Si le règlement physique a été préféré, le vendeur de CDS fait un paiement contingent, soit un million d'euros. L'acheteur de CDS lui livre alors l'actif déprécié, c'est à dire les obligations valorisées à 50 % de leur valeur nominale. Cela  peut inciter le vendeur de CDS à attendre une amélioration de la situation pour revendre les obligations plus tard, quand elles auront repris de la valeur. Cela peut s'avérer moins coûteux que la compensation par espèces à l'origine, si bien sûr le cours des obligations ne s'écroulent pas.
Les spéculateurs, très inventifs, ont bien sûr une autre parade pour limiter voir annuler le risque; ce sont les CDS nus.

La structure du contrat définissant un CDS n’interdit pas la possibilité de posséder un contrat sans pour autant posséder l'actif assuré.  Ainsi on peut acheter un CDS à une banque pour 1 million d'€ portant sur des obligations d'un État sans être propriétaire d'une seule obligation de cet État. Exemple; A achète pour 1 million de CDS sur des obligations d'un État E à une Banque B. Si cet État se trouve en défaut de paiement vis-à-vis de ses créanciers dont A ne fait même pas partie alors B sera contrainte de verser à A, 1 million d'€. On voit alors immédiatement que l’intérêt de A se trouve dans le défaut de E.
Imaginez; prendre une assurance contre l'incendie de la maison de votre voisin, si vous souhaitez être « indemnisé » votre intérêt est qu'elle brule.

Les ventes à découvert:

Pire encore ! Les ventes à découvert. Et oui ! Le pire est toujours possible
La vente à découvert consiste à vendre à terme un titre que l'on ne détient pas le jour où cette vente est négociée mais qu'on se met en mesure de détenir le jour où sa livraison est prévue. Si la valeur du titre baisse après la vente à découvert, le vendeur peut racheter les titres au comptant et dégager une plus-value. Si, à l'inverse, elle monte, le vendeur s'expose à un risque de perte important, tandis qu'un acheteur ne peut pas perdre plus que sa mise de fonds. Le vendeur à découvert a ce que l'on appelle une position courte: il s'agit d'une position ayant un solde négatif et de courte durée, le temps de racheter les titres pour couvrir la vente à découvert.
Les ventes à découvert sont un pari sur la baisse des cours et consistent à emprunter des titres pour les revendre en espérant les racheter ultérieurement moins cher et empocher la plus-value.

La conjugaison des CDS (notamment « à nu ») et des ventes à découvert est une arme de destruction massive de l'économie, soi-disant pour la protéger (assurance) Le résultat est connu ! C'est une bombe atomique qui éclaté dans les mains de nos charlatants de la finance (au passage, tous bardés de diplômes)
Il a fallu attendre la crise de l'Italie, pour  interdire ces « CDS à nu » ….....interdiction qui n'interviendra qu'en novembre 2012 prochain. On peut se demander si cela ne sera pas trop tard ? D'ici là la Grèce aura disparu des radars de la finance et sera un désert social.
Quant à la France ? seuls deux États y étaient au départ favorables, l'Allemagne et l'Autriche.  Il aura fallu la négociation européenne pour y parvenir.
En effet quand on compare les discours de Nicolas Sarkozy sur la moralisation du capitalisme et la réalité des positions défendues par la France, c'est un monument d'hypocrisie; dans les sphères de Droite la connivence est totale entre les milieux politiques et bancaires.